Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tresailli.
(aragon)
Sauras-tu jamais comme tu me manques, comme tu m'as toujours et obsessionellement manqué. Sauras-tu jamais que j'ai peur de la fin uniquement parce que celle-ci pourrait bien me séparer de toi.
Pourrais tu te douter un seul instant que tu as été le pilier autour duquel j'ai bâti une vie entière, la mienne, et que hier encore, je pensais, en marchant, que tu étais la force qui me permettais d'avancer, qui me permettais de survivre à ces heures d'ennui profond. Parce que je pensais à toi, qui avait été ici avant moi et j'étais fière de suivre ce chemin juste parce qu'auparavant il avait été le tien, et c'était suffisant pour tout justifier. Mon existence n'a pour raison d'être que Toi, parce que les choix que tu as fait deviennent toujours les miens. Toi que j'aime plus que jamais je n'ai pu aimer et admirer. Alors prend le, prend le mon amour et enterre le vite. Ne me laisse pas t'adorer si tu ne comptes pas revenir. Bien sûr, tu ne sais pas que je pleure et bien sûr ça ne compte pas vraiment au fond. je souhaiterais tant que tu saches à quel point je t'aime. parce qu'il n'y que pour toi et pour très peu d'autres encore, que ces mots, quand je les dis, ont encore un sens. Et si leur rareté leur donne de la valeur alors peut-être que c'est au moins ça de gagné, au moins ça qui peut encore me pousser à ne pas te les dire.
Ceci n'est pas pour celui auquel on pense.
Rita Hayworth, sur une belle photo, sans aucun rapport.

